{"id":792,"date":"2022-03-14T20:16:27","date_gmt":"2022-03-14T19:16:27","guid":{"rendered":"https:\/\/gbindoun.com\/?page_id=792"},"modified":"2026-02-02T23:15:59","modified_gmt":"2026-02-02T22:15:59","slug":"oeuvres-2021-2022","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/gbindoun.com\/archives\/galerie-oeuvres-peintures-art-brut-anne-marie\/oeuvres-2021-2022\/","title":{"rendered":"Oeuvres 2021-2022"},"content":{"rendered":"<h2>Dans de beaux draps<\/h2>\n<p><em>\u00c9glise St-Fran\u00e7ois Lausanne<\/em><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/gbindoun.com\/archives\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Dossier-Dans-de-beaux-draps-AnneMarieGbindoun.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Cliquez ici pour voir le dossier<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<hr \/>\n<h2>Vivants suaires<\/h2>\n<p>Depuis l\u2019Antiquit\u00e9, et surtout depuis la Renaissance, les artistes dits improprement \u00ab plastiques \u00bb s\u2019en tiennent aux donn\u00e9es visuelles, ils gardent la distance, ils se satisfont des silhouettes, des p\u00e9riph\u00e9ries, des ombres et des lumi\u00e8res, ils \u00ab photographient \u00bb \u00e0 proprement parler. De Phidias \u00e0 Andy Warhol, la contrepartie du g\u00e9nie artistique occidental, c\u2019est le refoulement des sensations tactiles, olfactives, gustatives, proprioceptives, qui interviennent pourtant prioritairement dans notre exp\u00e9rience. Il est significatif que la toile dont le peintre doit bien se servir soit immacul\u00e9e, plane, tendue orthogonalement sur un ch\u00e2ssis, d\u00e9mat\u00e9rialis\u00e9e en tant qu\u2019\u00e9cran de projection \u2013 ce m\u00eame tissu souple et polymorphe avec lequel, de notre naissance \u00e0 notre mort, de l\u2019emmaillotement au linceul, en passant par les v\u00eatements et la literie, nous entretenons pourtant un contact intime et plut\u00f4t jouissif.<\/p>\n<p>On peut dire \u00e0 cet \u00e9gard qu\u2019Anne-Marie Agile Gbindoun retourne aux fondamentaux. Certes, ses calicots sont faits pour \u00eatre vus\u00a0; mais, d\u00e9j\u00e0, ils sont en libre suspension, ils gardent les plis et le \u00ab\u00a0tomb\u00e9\u00a0\u00bb d\u2019un v\u00eatement\u00a0; et surtout, ils court-circuitent la distance de vision, ils op\u00e8rent par empathie corporelle, ils r\u00e9activent l\u2019indissociation des deux tissus, enveloppant et \u00e9pidermique, ils communiquent les frissons, les \u00e9chauffements, les s\u00e9cr\u00e9tions, les chatouillements, les picotements\u2026 Voir, c\u2019est aussi voir autre chose que ce qu\u2019on voit, pourrait-on dire en paraphrasant Merleau-Ponty, et c\u2019est ce voir-l\u00e0 qu\u2019Anne-Marie imprime ou dont elle impr\u00e8gne ses tissus. Si elle invoque incidemment des silhouettes, c\u2019est sur un mode allusif, pour acheminer le regard au corps et \u00e0 ses intensit\u00e9s. Elle n\u2019entend pas simplement inverser les instances du refoulement, mais activer ce corps v\u00e9cu qui \u00e9chappe ordinairement \u00e0 notre langage figuratif. Notons \u00e0 ce propos que le pointillisme ou les touches orient\u00e9es qu\u2019il lui arrive de pratiquer s\u2019av\u00e8rent totalement \u00e9trangers aux mouvements picturaux n\u00e9o-impressionnistes qu\u2019on serait tent\u00e9 d\u2019\u00e9voquer de prime abord\u00a0; ils ont tout \u00e0 voir, ou plut\u00f4t tout \u00e0 sentir, avec les affects \u00e9pidermiques, olfactifs ou papillaires dont nous sommes innerv\u00e9s.<\/p>\n<p>On pense \u00e0 la l\u00e9gende biblique de V\u00e9ronique et au voile auquel elle a donn\u00e9 son nom, que, au Golgotha, elle tendit charitablement \u00e0 J\u00e9sus, et que celui-ci lui rendit avec l\u2019image de son visage miraculeusement imprim\u00e9. On a toutes les raisons de penser que, le cas \u00e9ch\u00e9ant, Anne-Marie, en moderne V\u00e9ronique, se f\u00fbt volontiers pass\u00e9e du miracle, elle se serait satisfaite du suaire dans sa crudit\u00e9 \u00e9tymologique, c\u2019est-\u00e0-dire du drap impr\u00e9gn\u00e9 de sueur, de sang et de poussi\u00e8re, elle l\u2019e\u00fbt consid\u00e9r\u00e9 comme une effigie plus fid\u00e8le que la photographie surnaturelle\u00a0\u2013 d\u2019autant qu\u2019il se f\u00fbt agi d\u2019une impression directe, qu\u2019en un terme savant on dit ach\u00e9iropo\u00ef\u00e8te (non faite de main d\u2019homme). Ce n\u2019est pas le cas des v\u00e9roniques auto-figuratives d\u2019Anne-Marie, il est vrai\u00a0\u2013 encore que, en l\u2019occurrence, la main ait pris des libert\u00e9s avec l\u2019h\u00e9g\u00e9monie optique, comme elle le pr\u00e9cise\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Mes mains vont et viennent sans qu\u2019intervienne la volont\u00e9 ou la conscience.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><em>Michel Th\u00e9voz, hiver 2022<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<hr \/>\n<h2><\/h2>\n<h2>L\u2019\u00e9criture du corps<\/h2>\n<p>Freud note quelque part que, briser un cristal, c\u2019est un accident regrettable, certes, mais que les lignes de brisure r\u00e9v\u00e8lent des structures qui, sinon, seraient rest\u00e9es invisibles. Nous sommes tous sujets \u00e0 une scission int\u00e9rieure singuli\u00e8re. Mais c&rsquo;est peut-\u00eatre le lot et le privil\u00e8ge des artistes, leur souffrance et\/ou leur jouissance, que de pouvoir dessiner, d&rsquo;une mani\u00e8re ou d&rsquo;une autre, cette brisure qui est chez eux aggrav\u00e9e.<\/p>\n<p>Chez Anne-Marine Gbindoun, nous n&rsquo;avons pas affaire \u00e0 une cassure brutale, mais \u00e0 une fragmentation douce et diffuse, une sorte d&rsquo;innervation qui irradie la surface du papier, et qui sollicite notre sensibilit\u00e9 tactile bien plus que notre fonction optique. Certes, comme toute \u0153uvre plastique, ces dessins sont faits pour \u00eatre vus, mais, curieusement, ils court-circuitent la distance de vision, ils r\u00e9activent un registre sensible plus imm\u00e9diat, plus archa\u00efque, syst\u00e9matiquement refoul\u00e9 par notre \u00e9ducation fonci\u00e8rement onto-photo-th\u00e9o-logique (un terme cr\u00e2neur pour caract\u00e9riser l&rsquo;id\u00e9ologie jud\u00e9o-chr\u00e9tienne qui tient la manifestation visuelle pour la preuve exclusive de l&rsquo;\u00catre &#8211; croyance illustr\u00e9e par saint Thomas).<\/p>\n<p>Anne-Marie Agile Gbindoun n&rsquo;est pas thomiste. Le corps tel qu&rsquo;elle le blasonne n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec ce qu&rsquo;on appelle si bien des acad\u00e9mies, ces p\u00e9riph\u00e9ries p\u00e9trifi\u00e9es qui n&rsquo;expriment rien du corps int\u00e9rieur, du corps v\u00e9cu, du corps proprioceptif. La dessinatrice se livre \u00e0 une subtile maculature du papier qui le sensibilise \u00e0 l\u2019instar d\u2019un \u00e9piderme. Par exemple, elle exacerbe avec une insistance un peu perverse tout ce \u00e0 quoi un simple frisson nous conduit int\u00e9rieurement, physiologiquement aussi bien que mentalement : \u00e0 la jouissance ou \u00e0 la souffrance, \u00e0 l\u2019empathie ou \u00e0 la r\u00e9pulsion, \u00e0 la sid\u00e9ration ou \u00e0 la peur. Bref, elle \u00e9tale un spectre non pas optique, encore une fois, mais tactile ou libidinal, elle r\u00e9alise une petite encyclop\u00e9die des sensations qui illustre mieux que jamais le fameux aphorisme de Val\u00e9ry : \u00ab Ce qu\u2019il y a de plus profond dans l\u2019homme, c\u2019est la peau. \u00bb<\/p>\n<p><em>Michel Th\u00e9voz, hiver 2017-2018<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans de beaux draps \u00c9glise St-Fran\u00e7ois Lausanne Cliquez ici pour voir le dossier &nbsp; Vivants suaires Depuis l\u2019Antiquit\u00e9, et surtout depuis la Renaissance, les artistes dits improprement \u00ab plastiques \u00bb s\u2019en tiennent aux donn\u00e9es visuelles, ils gardent la distance, ils se satisfont des silhouettes, des p\u00e9riph\u00e9ries, des ombres et des lumi\u00e8res, ils \u00ab photographient \u00bb \u00e0 proprement parler. De Phidias \u00e0 Andy Warhol, la contrepartie du g\u00e9nie artistique occidental, c\u2019est le refoulement des sensations tactiles, olfactives, gustatives, proprioceptives, qui interviennent pourtant prioritairement dans notre exp\u00e9rience. Il est significatif que la toile dont le peintre doit bien se servir soit immacul\u00e9e, plane, tendue orthogonalement sur un ch\u00e2ssis, d\u00e9mat\u00e9rialis\u00e9e en tant qu\u2019\u00e9cran de projection \u2013 ce m\u00eame tissu souple et polymorphe avec lequel, de notre naissance \u00e0 notre mort, de l\u2019emmaillotement au linceul, en passant par les v\u00eatements et la literie, nous entretenons pourtant un contact intime et plut\u00f4t jouissif. On peut dire \u00e0 cet \u00e9gard qu\u2019Anne-Marie Agile Gbindoun retourne aux fondamentaux. Certes, ses calicots sont faits pour \u00eatre vus\u00a0; mais, d\u00e9j\u00e0, ils sont en libre suspension, ils gardent les plis et le \u00ab\u00a0tomb\u00e9\u00a0\u00bb d\u2019un v\u00eatement\u00a0; et surtout, ils court-circuitent la distance de vision, ils op\u00e8rent par empathie corporelle, ils r\u00e9activent l\u2019indissociation des deux tissus, enveloppant et \u00e9pidermique, ils communiquent les frissons, les \u00e9chauffements, les s\u00e9cr\u00e9tions, les chatouillements, les picotements\u2026 Voir, c\u2019est aussi voir autre chose que ce qu\u2019on voit, pourrait-on dire en paraphrasant Merleau-Ponty, et c\u2019est ce voir-l\u00e0 qu\u2019Anne-Marie imprime ou dont elle impr\u00e8gne ses tissus. Si elle invoque incidemment des silhouettes, c\u2019est sur un mode allusif, pour acheminer le regard au corps et \u00e0 ses intensit\u00e9s. Elle n\u2019entend pas simplement inverser les instances du refoulement, mais activer ce corps v\u00e9cu qui \u00e9chappe ordinairement \u00e0 notre langage figuratif. Notons \u00e0 ce propos que le pointillisme ou les touches orient\u00e9es qu\u2019il lui arrive de pratiquer s\u2019av\u00e8rent totalement \u00e9trangers aux mouvements picturaux n\u00e9o-impressionnistes qu\u2019on serait tent\u00e9 d\u2019\u00e9voquer de prime abord\u00a0; ils ont tout \u00e0 voir, ou plut\u00f4t tout \u00e0 sentir, avec les affects \u00e9pidermiques, olfactifs ou papillaires dont nous sommes innerv\u00e9s. On pense \u00e0 la l\u00e9gende biblique de V\u00e9ronique et au voile auquel elle a donn\u00e9 son nom, que, au Golgotha, elle tendit charitablement \u00e0 J\u00e9sus, et que celui-ci lui rendit avec l\u2019image de son visage miraculeusement imprim\u00e9. On a toutes les raisons de penser que, le cas \u00e9ch\u00e9ant, Anne-Marie, en moderne V\u00e9ronique, se f\u00fbt volontiers pass\u00e9e du miracle, elle se serait satisfaite du suaire dans sa crudit\u00e9 \u00e9tymologique, c\u2019est-\u00e0-dire du drap impr\u00e9gn\u00e9 de sueur, de sang et de poussi\u00e8re, elle l\u2019e\u00fbt consid\u00e9r\u00e9 comme une effigie plus fid\u00e8le que la photographie surnaturelle\u00a0\u2013 d\u2019autant qu\u2019il se f\u00fbt agi d\u2019une impression directe, qu\u2019en un terme savant on dit ach\u00e9iropo\u00ef\u00e8te (non faite de main d\u2019homme). Ce n\u2019est pas le cas des v\u00e9roniques auto-figuratives d\u2019Anne-Marie, il est vrai\u00a0\u2013 encore que, en l\u2019occurrence, la main ait pris des libert\u00e9s avec l\u2019h\u00e9g\u00e9monie optique, comme elle le pr\u00e9cise\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Mes mains vont et viennent sans qu\u2019intervienne la volont\u00e9 ou la conscience.\u00a0\u00bb Michel Th\u00e9voz, hiver 2022 &nbsp; L\u2019\u00e9criture du corps Freud note quelque part que, briser un cristal, c\u2019est un accident regrettable, certes, mais que les lignes de brisure r\u00e9v\u00e8lent des structures qui, sinon, seraient rest\u00e9es invisibles. Nous sommes tous sujets \u00e0 une scission int\u00e9rieure singuli\u00e8re. Mais c&rsquo;est peut-\u00eatre le lot et le privil\u00e8ge des artistes, leur souffrance et\/ou leur jouissance, que de pouvoir dessiner, d&rsquo;une mani\u00e8re ou d&rsquo;une autre, cette brisure qui est chez eux aggrav\u00e9e. Chez Anne-Marine Gbindoun, nous n&rsquo;avons pas affaire \u00e0 une cassure brutale, mais \u00e0 une fragmentation douce et diffuse, une sorte d&rsquo;innervation qui irradie la surface du papier, et qui sollicite notre sensibilit\u00e9 tactile bien plus que notre fonction optique. Certes, comme toute \u0153uvre plastique, ces dessins sont faits pour \u00eatre vus, mais, curieusement, ils court-circuitent la distance de vision, ils r\u00e9activent un registre sensible plus imm\u00e9diat, plus archa\u00efque, syst\u00e9matiquement refoul\u00e9 par notre \u00e9ducation fonci\u00e8rement onto-photo-th\u00e9o-logique (un terme cr\u00e2neur pour caract\u00e9riser l&rsquo;id\u00e9ologie jud\u00e9o-chr\u00e9tienne qui tient la manifestation visuelle pour la preuve exclusive de l&rsquo;\u00catre &#8211; croyance illustr\u00e9e par saint Thomas). Anne-Marie Agile Gbindoun n&rsquo;est pas thomiste. Le corps tel qu&rsquo;elle le blasonne n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec ce qu&rsquo;on appelle si bien des acad\u00e9mies, ces p\u00e9riph\u00e9ries p\u00e9trifi\u00e9es qui n&rsquo;expriment rien du corps int\u00e9rieur, du corps v\u00e9cu, du corps proprioceptif. La dessinatrice se livre \u00e0 une subtile maculature du papier qui le sensibilise \u00e0 l\u2019instar d\u2019un \u00e9piderme. Par exemple, elle exacerbe avec une insistance un peu perverse tout ce \u00e0 quoi un simple frisson nous conduit int\u00e9rieurement, physiologiquement aussi bien que mentalement : \u00e0 la jouissance ou \u00e0 la souffrance, \u00e0 l\u2019empathie ou \u00e0 la r\u00e9pulsion, \u00e0 la sid\u00e9ration ou \u00e0 la peur. Bref, elle \u00e9tale un spectre non pas optique, encore une fois, mais tactile ou libidinal, elle r\u00e9alise une petite encyclop\u00e9die des sensations qui illustre mieux que jamais le fameux aphorisme de Val\u00e9ry : \u00ab Ce qu\u2019il y a de plus profond dans l\u2019homme, c\u2019est la peau. \u00bb Michel Th\u00e9voz, hiver 2017-2018<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":13,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-792","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/gbindoun.com\/archives\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/792","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/gbindoun.com\/archives\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/gbindoun.com\/archives\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gbindoun.com\/archives\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gbindoun.com\/archives\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=792"}],"version-history":[{"count":9,"href":"https:\/\/gbindoun.com\/archives\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/792\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":957,"href":"https:\/\/gbindoun.com\/archives\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/792\/revisions\/957"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gbindoun.com\/archives\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/13"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/gbindoun.com\/archives\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=792"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}